Non esiste più giorno alcuno nel quale i cadaveri-merce non marcino a passo spedito per la città, in un tripudio e spreco infinito di movimento, teso a certificare una qualche appartenenza a specie vitale. Pochi pensieri, ricolmi di serotonina, non daranno fastidio a nessuno, mentre moltiplicate voci, ben campionate, non smetteranno per un attimo di irradiare solitudini nell’aere. Non sussiste scampo: la parata dei vitelli profumati dovrà per forza compiersi, e cristallizzarsi, ovunque.

Van Gogh n’est pas mort d’un état de délire propre, mais d’avoir été corporellement le champ d’un problème autour duquel, depuis les origines, se débat l’esprit inique de cette humanité. Celui de la prédominance de la chair sur l’esprit, ou du corps sur la chair, ou de l’esprit sur l’un et l’autre. Et où est dans ce délire la place du moi humain? Van Gogh chercha le sien pendant toute sa vie avec une énergie et une détermination étranges, et il ne s’est pas suicidé dans un coup de folie, dans la transe de n’y pas parvenir, mais au contraire il venait d’y parvenir et de découvrir ce qu’il était et qui il était, lorsque la conscience générale de la société, pour le punir de s’être arraché à elle, le suicida ● A. Artaud